D'une manière générale, les effets varient en intensité et en durée, en fonction du mode de consommation, des teneurs respectives en THC (effet "high") et CBN (effet "stone") ainsi que du sujet, de son état physique et psychique. Les effets apparaissent après quelques minutes (inhalation) à quelques heures (ingestion) et durent de même.
Généralement :
* euphorie, hilarité, excitation ;
* relaxation, détente, sensation de flottement ;
* facilité d'introspection (disparition de l'inhibition) ;
* association d'idées créatives ;
* sens plus aiguisés ;
* stimulation de l'appétit ;
* sommeil;
* sentiment de sûreté.
Des doses plus fortes peuvent induire une augmentation de la perception auditive et visuelle (diminution de l'inhibition latente), qui peuvent engendrer des "hallucinations" et conduire au bad trip ou au contraire amplifier les sensations durant un spectacle musical ou devant un film, effet souvent recherché. La consommation simultanée d'alcool décuple les effets des deux mais tend alors vers la poly-toxicomanie...
Après la consommation, l'usager peut manifester les symptômes suivants :
* yeux rouges, mydrias ;
* tachycardie, hypertension/hypotension ; parfois jusqu'à l'évanouissement
* assèchement buccal ( familièrement appelé "la pâteuse" ou "moquette" souvent caractérisée par un blanchiment de la langue) ;
* anxiété ;
* difficulté de concentration ;
* troubles de la perception du temps (quelques minutes semblent être des heures... ou l'inverse !) ;
* paranoïa ;
* replis sur soi-même ;
* nausées, vomissements, évanouissement (très rare).
* chute de tension (peu après l'effet recherché ).
Les effets psychiques sont fortement liés à la personnalité de l'usager.
Le cannabis altère la mémoire immédiate, la concentration, le rappel des souvenirs ou des mots et peut donc diminuer les capacités d'apprentissage. En l'état actuel des connaissances, la mémoire ne semble pas affectée au-delà du temps des effets du cannabis, c'est-à-dire quelques heures. Cette mini-amnésie est multipliée en cas de consommation associée avec de l'alcool.
L'usage de cannabis peut traduire un mal-être psychique - parfois insoupçonné - pouvant se transformer en paranoïa, crises d'angoisses, sentiment d'oppression. Il existe aussi quelques cas de psychose cannabique aiguë.
Au niveau neuro-psychiatrique, la substance peut diminuer l'attention, aggraver ou révéler des troubles psychiques comme n'importe quel psychotrope. Un syndrome amotivationnel (démotivation) peut apparaître, ainsi que : manque d'estime de soi, intempérance, dépression et tendances suicidaires. Il existe une corrélation entre l'usage prolongé du cannabis et la dépression chez certains patients mais il reste difficile de dire si le cannabis produit la dépression ou si la dépression favorise une consommation chronique... Différentes études, à la crédibilité variable, suggèrent des liens entre schizophrénie ou psychose et cannabis .
À long terme, les effets sur l'homme ont besoin d'être étudiés. On cite cependant des affections durables des voies respiratoires similaires au tabac : toux, cancer bronchique, bronchite chronique, emphysème (du fait d'inhalations profondes et prolongées). Par ailleurs, l'inhalation de la combustion de produits de coupe souvent présents dans le haschisch expose l'usager à des risques aussi aléatoires que néfastes. L'herbe a été exceptionnellement coupée à l'eau, au sable voire au verre pillé afin d'alourdir la masse et donc d'augmenter les prix.
Une faible dépendance physique existe mais elle n'est généralement pas perçue comme addictive, du fait du faible taux d'accoutumance. Des cas de dépendance psychologique ont été constatés, notamment lors d'une utilisation chronique mais il s'agit plutôt d'une dépendance par rapport au bien être produit, qui disparaît rapidement. Il faut cependant signaler qu'une dépendance physique au tabac, utilisé dans la confection du joint, se manifeste très souvent chez les fumeurs réguliers de cannabis. Cependant, un joint peut également être confectionné uniquement avec la substance.
Selon une étude d'une association de consommateurs, fumer trois joints équivaut à fumer un paquet de cigarettes. La fumée de cannabis contient sept fois plus de goudron et de monoxyde de carbone que la fumée du tabac seul. Cet essai est en contradiction avec d'autres travaux scientifiques qui estiment que « fumer du cannabis n'accroît pas le risque de cancer » ou que les risques cancérigènes sont à imputer à la présence de nicotine due au mélange avec du tabac. Alternativement à la combustion, l'usage d'un vaporisateur, en vente libre, délivre une vapeur de cannabinoïde pratiquement pure.
La consommation à l'aide d'une pipe à eau augmente très fortement l'inhalation de produits toxiques.